SDRIF 2030 : Halte au gaspillage des terres agricoles d'Île-de-France

Publié le par Nature Environnement 77

 

COMMUNIQUE COMMUN D'ÎLE-DE-FRANCE ENVIRONNEMENT ET DE LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES SYNDICATS D'EXPLOITANTS AGRICOLES D'ÎLE-DE-FRANCE 

 

Ile-de-France Environnement (IDFE) et les agriculteurs franciliens de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles dénoncent la consommation excessive des meilleures terres agricoles de notre région. Les environnementalistes et les agriculteurs sont solidaires et déterminés à défendre le patrimoine nourricier de notre région. La ville ne peut plus continuer à « dévorer » indéfiniment et sans restriction ses terres « alimentaires ».

 

Depuis 20 ans, selon le Schéma de Développement Régional de l'Ile de France ou SDRIF 2013, notre région a perdu annuellement 1900 ha de terres agricoles soit l'équivalent du département des Hauts-de-Seine en 10 ans. Si ce rythme continue, un rapport publié en 2009 par Philippe Pointerau et Frédéric Coulon (Courrier de l'environnement de l'INRA n°57, pp109-120) indique qu'en 2050 la France devra importer massivement des denrées agricoles ayant perdu son indépendance alimentaire pour les produits courants. La réduction de la consommation des terres est un objectif affiché du SDRIF 2013 qui va dans le bon sens. Cet objectif n'est ni convainquant, ni crédible, puisque l'autorité environnementale évalue à 1 800 ha/an jusqu'en 2030 la « perte » des territoires ruraux et naturels inscrite au SDRIF 2013 alors que la loi Grenelle impose de diviser par 2 le rythme de consommation des espaces agricoles d'ici à 2020.

 

Des projets innombrables dans notre grande couronne francilienne vont consommer encore cette surface agricole utile pour : l'entraînement sportif du Paris St Germain (Ferme de Poult-en-Yvelines), l'aménagement économique des 400 ha de la base aérienne de Brétigny, l'extension de l'Ecosite de Vert-le-Grand en Essonne, la création des Villages Nature d'Euro-Disney (500 ha), des installations de stockage des déchets de Claye-Souilly et des plateformes logistiques du Val Bréon en Seine-et-Marne, le golf et les centres commerciaux sur les 700 ha du Triangle de Gonesse et les terres agricoles autour de l'aéroport de Roissy dans le Val d'Oise ...mais surtout par les zones d'urbanisation privilégiée autour des gares du « Grand Paris Express » sensées limiter le bourgeonnement des lotissements de maisons individuelles autour des villages, bourgs et hameaux responsable de plus de 50 % de cette gabegie territoriale depuis 1994.

 

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