Fort de Vaujours : l'ASN confirme la radioactivité du site

Publié le par Nature Environnement 77

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplatre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Pour rappel, voir notre article sur la campagne de  mesures organisée le 25 février dernier "Fort de Vaujours : la contamination démontrée".

 

Voir le communiqué de l'ASN

 

Or, fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplatre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

 

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.


Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l'abandon définitif du projet d'exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplatre.

L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

 

 

Voir l'article du collectif "Sauvons la Dhuys"

Commenter cet article